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COMMUNAUTE

MOUSSA DIOUF, BASSISTE, AUTEUR COMPOSITEUR ET ARRANGEUR : Un musicien aux multiples facettes qui cherche à se hisser au sommet.

 

Le bassiste sénégalais établi en France plus exactement à Bordeaux est un artiste aux multiples facettes qui a fini de rouler sa bosse un peu partout. Il a eu à accompagner les plus grands musiciens du Sénégal et d’ailleurs, éclectique et prolifique à souhait, Moussa ne se fixe pas de limites dans son ardent désir de bien aller au delà de certaines limites. Moussa qui compte plus de deux décennies de carrière est un perfectionniste doublé d’un grand chercheur. Cette propension à manier les concepts a fini par faire de cet autodidacte un élément incontournable dans le paysage musical bordelais.

Il a joué et tourné avec les plus grands. Ce fervent admirateur du groupe Xalam II a attendu d’avoir « quelque chose à dire pour enfin livrer le fruit de ses longues cogitations musicales » à ses nombreux admirateurs. Moussa qui a choisi le Sénégal pour lancer son premier album titré AM YAKAR, continue d’écumer les cabarets dakarois et par la même occasion de bercer certains puristes qui l’acclament régulièrement. Pour cette semaine, le Messager vous invite à savourer les compositions jazzy et fortement teintées de sonorités africaines de ce grand voyageur de la Musique.
REALISE PAR MOHAMED FADEL LÔ www.moussadiouf.com

 

De l’architecture à la basse, un parcours sinueux
Moussa qui a vu le jour à Kaolack n’a pas toujours rêvé d’une carrière de troubadour des temps modernes. Il a plutôt suivi une formation académique des plus classiques. Après l’obtention du baccalauréat, il a mis le cap sur la France. Il dépose son baluchon à Bordeaux et entame des études dans le domaine pointu mais aussi proche de l’art de l’architecture. Cependant cette vocation ne connut pas la suite escomptée et notre bonhomme qui avait déjà la musique dans le sang a tout simplement bifurqué vers cette autre passion longtemps laissé en dilettante.
Il a bien voulu évoquer avec nous ses débuts et les évènements qui ont jalonné son parcours plus ou moins tortueux.
« Il est vrai que j’étais allé en France dans le but de poursuivre des études en architecture en 1986 mais la passion et la proximité avec de grands musiciens aidant, j’ai fini par embrasser carrément la carrière professionnelle.
J’avais déjà commencé à flirter avec ce milieu ici même à Dakar. J’ai effectué un énorme travail de studio avec des musiciens comme Moussa Ngom, Omar Pène, le groupe Kaddu etc.
Une fois bien intégré j’ai eu à travailler en France avec plein d’artistes comme le groupe de Reggae Rockers Melody, Niominka bi , Max Adioa », a expliqué l’artiste qui n’a pas longtemps résisté à la tentation de mettre son expérience au service de ses pairs. Ouvert à toutes les sensibilités, Moussa n’était pas regardant sur le genre à interpréter, il a vogué facilement entre des sonorités Funk et Reggae.
Il a eu à travailler avec de grands artistes comme Idrissa Diop, le groupe Tribal Jam etc. Parallèlement à cet intense travail d’atelier et au niveau des studios, il arpente les scènes françaises et son apport précieux est de plus en plus sollicité par ses collègues.
Il parvient facilement à se faire un nom au niveau du paysage musical hexagonal. Il multiplie les aventures et entre 1980 à nos jours, il effectue d’innombrables voyages à travers le monde pour distiller son message d’espoir et de paix. C’est ainsi qu’il faut noter quelques dates importantes de son parcours. En 1989, Moussa effectue une tournée dans douze villes à travers toute l’Allemagne avec le groupe Kunta Kinté. C’est le point de départ d’une fructueuse carrière qui va le mener aux quatre coins du monde.
 


Moytoul concert au Kocc Bi par nioxobass

Une âme de globe trotter au service de ses pairs.  
Moussa est un grand voyageur devant l’éternel. Le bassiste qui est de nature curieuse et assoiffé de découvertes ne s’arrête plus de tourner. Mais il faut attendre la fin de la décennie quatre vingt dix pour voir notre artiste prendre de l’envol et exploser au grand jour. En 1998, il participe aux Koras d’orSun City avec le groupe Tribal Jam. L’année suivante il effectue un saut en Belgique pour les besoins de l’enregistrement d’un album avec toujours ses amis du Tribal Jam. L’année 2000 lui ouvre de nouvelles opportunités et il effectue une tournée européenne avec ses compatriotes du groupe mythique les Touré Kunda.
C’est ainsi durant la période du 18 mai au 14 juin, il sillonne l’Europe avec ses nouveaux amis et ils jouent en première partie du grand Carlos Santana. En 2001 le musicien effectue des voyages au Mexique et à la nouvelle Orléans en compagnie des Touré Kunda. La même année il revient jouer au pays, à Sorano en compagnie de Idrissa Diop, Moise de Tribal Jam, la Princesse Erika, et Thione Seck. Entre 2002 et 2005, il effectue de nombreux concerts aux quatre coins du monde avec des musiciens comme les Rockers Mélodies et le groupe Niominkabi. Il nous a entretenu de son ardent désir de s’ouvrir aux autres qui lui a permis de se faire accepter et de se faire adopter par tous les grands artistes avec lesquels il a eu à partager la scène et les séances de studio.
  qui se déroule à  
 
« A la base je suis bassiste. J’ai toujours fait les chœurs et les arrangements au niveau des différents groupes que j’ai eu à fréquenter. Je suis aussi un autodidacte qui joue de plusieurs instruments. Je me suis beaucoup documenté et j’ai beaucoup travaillé pour en arriver à ce niveau. Toute cette expérience accumulée m’a beaucoup servie au moment de lancer sur orbite ma carrière solo. Je refuse d’être dans le carcan du Jazz où l’on veut m’enfermer. J’ai subi les influences des grands bassistes camerounais comme El Hadji Touré. Je n’ai pas aussi négligé les autres courants qui nous proviennent de l’extérieur. Je veux dire par là que j’ai énormément repris des standards de Jaco Pastorius, Stanley Clark et j’en passe. Je ne suis donc pas un chanteur de Jazz.
J’ai eu à jouer sur divers beats comme la musique Funk, le High Life, le Reggae, le Mbalakh etc.
Dans ce registre je dirais donc que je ne peux pas définir la musique que je joue. J’ai beaucoup arrangé et j’ai apporté ma touche et mon back round à des musiciens de renom comme Idrissa Diop, Touré Kunda. J’ai arrangé la musique de l’album que les frères Touré ont dédié aux victimes du Joola. Je suis donc dans l’impossibilité de définir un style », a tenu à affirmer le résident de Bordeaux qui n’a pas encore fini de couper le cordon ombilical qui le relie toujours à la Terre mère nourricière et inspiratrice.
Malgré son itinéraire qui l’a mené de l’Afrique du Sud aux USA, en passant par la Nouvelle Calédonie, l’Amérique du Sud et le Maghreb, Moussa n’en demeure pas moins toujours attaché à son terroir et à ses sensibilités musicales. C’est dans cette optique qu’il faut comprendre le travail colossal qu’il a eu à accomplir auprès des musiciens sénégalais basés au pays. Dans cet impressionnant lot , il est loisible de citer Prince Cissokho, Kaddu, Soda Mama Fall, Oumar Pène, Soriba Kouyaté, Ousmane Hamady Diop, Wings de Dakar, Yat Fu, Da Brains, Black Mbollo, Dialoré etc.
 
Un album pour livrer un message à l’échelle planétaire.  
Ce premier opus intitulé Am Yakar est un hymne à l’espoir. L’artiste qui avoue être de nature très optimiste en appelle à un sursaut et à une meilleure prise en compte des problèmes de tous ordres qui assaillent les populations africaines. Il refuse le fatalisme et garde toujours espoir en l’existence d’un monde bonifié .Sur le moment choisi pour sortir cet album et les thèmes abordés, il a bien voulu apporter un éclairage. « Je suis un homme de foi et je suis très optimiste de nature. Je crois en Dieu mais aussi en l’Homme et je suis conscient que les choses deviennent de plus en plus difficiles dans tous les domaines. Pour en revenir à l’album, je refuse encore de m’enfermer dans un quelconque carcan qui risque de me confiner dans un véritable cul de sac ou un chemin sans issues. Il a été question tantôt de quelques ressemblances avec le grand musicien nigérian le regretté Féla Kuti. J’accepte volontiers son influence mais je n’évolue pas dans le même registre.
Féla a un style particulier, il avait l’habitude de rechercher la transe avec un jeu assez répétitif. A mon niveau j’ai longtemps mûri ce projet de sortir un disque. Je ne voulais pas suivre la mouvance et proposer un album sans avoir rien à proposer au public. J’ai beaucoup réfléchi sur les textes. Je suis accompagné par des musiciens avec lesquels je joue depuis plus de quinze ans. J’ai voulu d’abord présenter le fruit de mon travail au public sénégalais qui est très connaisseur et qui aime le jazz. Il faut dire que certains des titres de l’album date de plus de huit ans.
Je voudrais bien évoluer le plus souvent au Sénégal mais en sortant cet album j’ai voulu ratisser le plus large possible. J’exhorte au travail et au refus de tomber dans le piége de la facilité. J’adore la langue Wolof et en écoutant les jeunes rappeurs du pays cela m’a plus motivé car ils véhiculent des textes forts. Je trouve aussi que c’est une belle langue. J’ai beaucoup appris en accompagnant des musiciens comme Oumar Pène, Moussa Ngom, Touré Kunda et les autres. C’est une belle expérience qui continue de me servir.
J’ai réalisé un album de Idrissa Diop dans ces mêmes dispositions. J’ai aussi apporté mon concours au batteur Mokthar Samba. Il est vrai que je n’ai pas joué du Mbalakh dans cet album mais j’ai des morceaux prêts dans ce style. Je suis obligé de reconnaître qu’il n’est pas facile de faire du Mbalakh qui charrie une rythmique un peu surchargée. Il faut arriver à trouver un style allégé pour essayer de trouver un juste milieu. Au récent festival Rio Loco, il y avait plusieurs artistes sénégalais. Il faut penser que cette musique là peut passer. Un travail d’écriture et de conceptualisation s’impose.
Pour la sortie de mon album j’étais obligé d’être le leader. J’ai fini par rencontrer des personnes qui ont cru en mon travail et qui n’ont pas hésité à me soutenir. Un mécène s’est manifesté et il a pris entièrement la décision de financer ce produit », a conclu un artiste visiblement désireux de satisfaire ses compatriotes qui ont semblé bien accepter cette nouvelle forme musicale que Moussa leur propose depuis son retour au bercail. Il continue d’écumer les cabarets et de distiller sa belle musique.

 

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